Lutte contre les violences conjugales

Violences. Le pire endroit pour les victimes de violences conjugales  ? Leur maison…

Depuis le début de l’année 2020, la pandémie de Covid-19 touche les pays les uns après les autres, décidant les gouvernements à décréter le confinement pour endiguer la contamination. .

En France comme dans les autres pays, les violences conjugales et familiales sont en hausse depuis le début du confinement. En Chine par exemple, dans le comté de Jianli, dans la province du Hubei, 162 témoignages de violences domestiques ont été recensés en février, autrement dit trois fois plus que les 47 cas de février 2019. Pour le mois de janvier, le nombre de cas était le double de celui de l’année précédente. Or, dans 90 % des cas ces violences avaient un lien avec la pandémie de Covid-19 et le confinement. En France, depuis mi-mars et le début du confinement, où les déplacements sont de plus en plus limités et où les victimes de violences sont coincées avec leur agresseur, les violences conjugales ont augmenté de 32 % et au moins deux féminicides ont été recensés. Effectivement, pour les personnes victimes de violences (la plupart du temps des femmes, mais aussi des enfants dans 40 % des cas) et confinées, peu de moyens de fuir, que ce soit dans une activité extérieure, au travail, à l’école, auprès de proches ou d’associations.

La famille, un refuge ?

Le confinement, une séquestration légale des femmes victimes de violence

L’oppression des femmes et les violences sexistes ne sont bien entendu pas apparues avec le confinement, mais ce dernier les empire. Les violences physiques et psychologiques (viols – dont 70% ont déjà lieu au sein de la famille – coups, chantages, harcèlement…) sont renforcées par l’huis-clos que devient le lieu où les personnes sont confinées.

Bien que les structures d’accompagnement continuent de fonctionner, de manière physique dans les centres ou de manière dématérialisée par les plateformes téléphoniques, beaucoup de centres d’hébergement sont déjà complets. C’est pourquoi des « points d’accompagnement éphémères » sont mis en place dans des centres commerciaux pour accueillir les victimes de violences conjugales et familiales. Les pharmacies seront aussi des « points de contact » pour signaler ces violences.

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