Lutte contre les violences conjugales

Violence conjugale : comment sortir de l’enfer ?

Insultes, menaces, coups, rapports sexuels forcés… Une femme sur trois est victime de violence conjugale dans le monde, selon l’Organisation mondiale de la santé. De nombreux professionnels peuvent aider les femmes avant qu’il ne soit trop tard.

Violence conjugale : comment sortir de l'enfer ?
  1. Sortir du silence en appelant le 39 19
  2. Consulter un médecin
  3. S’assurer du soutien de ses proches
  4. Déclarer les violences au commissariat
  5. Rencontrer une assistante sociale
  6. Accepter une aide psychologique

« Les femmes ne comprennent pas ce qui leur arrive, constate Françoise Brié, vice-présidente de la Fédération nationale solidarité femmes et directrice de l’Escale, un centre d’hébergement. Au début, elles veulent croire que leur compagnon va changer, que la gifle, l’insulte… sont des accidents.  »

En moyenne, 225 000 femmes – de 18 à 75 ans – sont victimes de violences conjugales chaque année en France. 

Manipulées, conditionnées, éprouvant encore des sentiments pour l’autre, les victimes, écrasées par la culpabilité et la honte, ont du mal à quitter leur compagnon. Voici les conseils de Françoise Brié pour préparer un départ, puis se reconstruire.

Sortir du silence en appelant le 39 19

Pour enrayer le cycle de la violence, il faut en parler le plus tôt possible, car le silence ne profite qu’à l’agresseur. Composez le 39 19 : Violences Femmes Infoaccessible 7 jours sur 7 (de 9h à 22h du lundi au vendredi et de 9h à 18h les samedis, dimanches et jours fériés).

Ce numéro gratuit et anonyme assure une écoute. Une personne vous orientera vers les dispositifs locaux d’accompagnement et de prise en charge. Vous pouvez aussi être conseillée par un avocat spécialisé en droit des victimes. Attention, ce n’est pas un numéro d’appel d’urgence !

Consulter un médecin

Il constate les violences, même psychologiques, par un certificat et décide des premières mesures d’urgence à prendre.

Ce certificat peut être établi soit à l’hôpital, soit par un généraliste. Il constitue un élément de preuve dans le cadre d’une procédure judiciaire.

S’assurer du soutien de ses proches

Identifiez qui, de votre famille ou de vos amis, peut vous accompagner dans vos démarches.

Vous pouvez avoir besoin de preuves : témoignages, certificats médicaux, photos, SMS ou lettres d’insultes… et de mettre en lieu sûr des documents importants, le double des clés de la maison ou de la voiture, ainsi que d’être hébergée.

Déclarer les violences au commissariat

Dans la mesure du possible, portez plainte  au commissariat ou à la gendarmerie ou signalez sur la plateforme arrêtonsslesviolences.gouv.fr

Rencontrer une assistante sociale

Vous pouvez vous adresser à votre mairie ou à une association d’aide aux victimes. Cet entretien permet de faire le point sur les aides auxquelles vous pouvez prétendre : allocations logement, allocations familiales, formation, RSA…

Accepter une aide psychologique

Même si le soutien des proches est irremplaçable, il vaut mieux se tourner vers un professionnel : psychologue, psychiatre ou groupe de paroles.

Le fait d’être en groupe a un effet miroir stimulant. Quand elles arrivent, les femmes se sentent dévalorisées. En confrontant leurs expériences, elles réalisent que ce qu’elles vivent est un phénomène de société.

Grâce à certains outils (arts martiaux, écriture…), elles reprennent confiance, redécouvrent leurs richesses. Et relèvent la tête.

Pour plus d’informations : Secrétariat d’Etat chargé de l’Egalité entre les hommes et les femmes et de la lutte contre les discriminations

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