ConfinementLutte contre les violences conjugales

Violences intra-familiales #Confinement

Pour les victimes de violence familiale, le domicile n’est pas toujours un endroit sûr.

Les violences familiales augmenteront aussi à la suite de la pandémie de COVID-19 comme c’est le cas après toutes les catastrophes naturelles. Les mesures de santé publique introduites pour réduire la propagation du virus, telles que la «distanciation sociale» et le confinement; l’insécurité financière accrue et la capacité réduite à quitter rapidement son domicile peuvent augmenter leur risque de violence familiale.

Nous savons que la violence est plus facilement niée ou excusée dans les situations de catastrophe naturelle ou sanitaire.
Pourtant, les périodes de stress et les difficultés rencontrées quelle que soit leur importance ne sont jamais une excuse pour justifier la violence. La personne qui commet des violences familiales est responsable de son comportement violent. Les victimes et les enfants ne sont jamais responsables. Tout le monde mérite de vivre à l’abri de la peur et de la violence familiale.

Un auteur de violences familiales peut utiliser l’épidémie pour justifier la violence. Par exemple, il peut:

  • Priver sa famille de nourriture, de médicaments, de gel hydro-alcoolique.
  • Augmenter l’anxiété des victimes avec la pandémie.
  • Utiliser la pandémie comme excuse pour débuter ou pour augmenter le contrôle des finances de la famille.
  • Menacer ou empêcher la famille, y compris les enfants, de consulter un médecin en cas de symptômes ou cacher leur carte vitale.
  • Accroître sa surveillance et ses critiques à l’égard du comportement de sa partenaire envers ses enfants, en la rendant responsable du fait que les enfants se conduisent mal, ou sont inquiets.
  • Isoler davantage sa famille, y compris les enfants, au domicile en restreignant leurs mouvements à l’intérieur de la maison, en les forçant, à rester dans des endroits spécifiques de la maison (garage…).
  • Surveiller de plus en plus les téléphones portables, les e-mails, la messagerie en ligne des membres de la famille.
  • Utiliser le virus pour excuser ou justifier son comportement violent ou rendre les autres responsables de sa violence.
  • Un ex-partenaire peut utiliser le prétexte de l’épidémie pour tenter de se réconcilier avec sa victime et d’entrer ou même de revenir vivre dans le domicile de la victime.
  • Il peut essayer de manipuler émotionnellement l’ex-partenaire pour tenter de rester pour «aider» avec les enfants ou la menacer d’isoler les enfants à cause de l’épidémie.

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