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Europe 🇪🇺 Et violences faites aux femmes

Violences conjugales, violence psychologique, violence sexuelle et viol, mutilations gĂ©nitales fĂ©minines, exploitation et traite sexuelles, harcèlement, y compris sur internet… : c’est la rĂ©alitĂ© quotidienne inacceptable de nombreuses femmes en Europe. Concrètement, c’est 62 millions de femmes dans l’Union EuropĂ©enne qui ont subi des violences physiques et/ou sexuelles. Dans l’ensemble, la violence envers les femmes menace la sĂ©curitĂ© de la moitiĂ© de la population de l’UE, touchant plus de 250 millions de femmes et de filles.

Chaque jour en Europe les violences conjugales, causent la mort de sept femmes. L’Agence europĂ©enne des droits fondamentaux a menĂ© une vaste Ă©tude auprès de 42 000 europĂ©ennes interrogĂ©es dans 28 pays en 2015. C’est Ă  ce jour, l’étude la plus complète menĂ©e en Europe. « Parmi les femmes qui ont (eu) une relation avec un homme, 22 % (c’est Ă  dire plus d’une sur cinq) a subi des violences physiques ou sexuelles ». La France avec un taux de 26% se place au-dessus de la moyenne europĂ©enne. Dans ce classement, les pays du sud : Italie ou Espagne font plutĂ´t bonne figure. Alors que les pays du nord de l’Europe ont les plus mauvais scores : en tĂŞte de ce peloton du pire : la Suède, les Pays Bas, la Finlande, la Lettonie et le Danemark.

Nous pouvons agir ensemble pour sauver des vies : appeler Ă  une action concrète de l’UE pour protĂ©ger le droit des femmes et des filles Ă  vivre Ă  l’abri de la violence

En juin 2017, l’Union EuropĂ©enne a signĂ© la Convention europĂ©enne pour mettre fin Ă  la violence Ă  l’Ă©gard des femmes, envoyant un message politique très fort sur son engagement Ă  mettre un terme Ă  cette violation des droits humains. Mais, plus de deux ans après cette première Ă©tape, le processus est bloquĂ© : les pays de l’UE n’ont pas Ă©tĂ© en mesure de parvenir Ă  un accord sur l’adhĂ©sion de l’UE Ă  la Convention. Et sans cela, la Convention ne peut ĂŞtre efficace pour protĂ©ger toutes les femmes Ă  travers l’Europe.

Samedi 20 mars dernier la Turquie sort de la convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, dite convention d’Istanbul. Inadmissible quand on sait que 300 femmes sont mortes assassinées en 2020 en Turquie.

La Convention est pourtant un outil puissant et juridiquement contraignant pour mettre fin Ă  la violence contre les femmes et les filles. Elle Ă©tablit des normes pour donner un pouvoir juridique, de l’attention et des financements aux efforts visant Ă  mettre fin et punir la violence faite aux femmes.

De bonnes lois peuvent changer des sociĂ©tĂ©s entières. Si la Convention Ă©tait appliquĂ©e partout dans l’UE, elle renforcerait tous les mĂ©canismes de prĂ©vention, Ă©largirait la protection des victimes de violences, et garantirait l’accès Ă  la justice et Ă  des rĂ©parations. Pour que la Convention soit efficace, l’UE et tous les pays de l’UE doivent la signer et la ratifier, et veiller Ă  une mise en oeuvre gĂ©nĂ©ralisĂ©e.

Tous les États membres, et en particulier le pays qui prĂ©side le Conseil de l’Union europĂ©enne, doivent faire preuve d’un leadership et d’un engagement forts pour veiller Ă  ce que l’UE tienne ses promesses.

Les Ă©lections europĂ©ennes de mai 2019 ont vu un nombre sans prĂ©cĂ©dent de femmes Ă©lues au Parlement europĂ©en. Par ailleurs Ursula von der Leyen, la prĂ©sidente de la nouvelle Commission europĂ©enne, avait dĂ©clarĂ© que le combat contre la violence Ă  l’Ă©gard des femmes serait une prioritĂ© absolue, et l’adhĂ©sion de l’UE Ă  la Convention d’Istanbul, une nĂ©cessitĂ©.

Chaque dirigeant européen doit assumer sa responsabilité pour garantir le droit des femmes et des filles à ne pas subir de violence et à être en sécurité.#FetedelEurope #9mai

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